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11h30 :
Tous les intervenants du festival se sont retrouvés pour la photo
de famille prise cette fois devant la Maison de la harpe qui
semble déborder de tous les côtés de harpistes, de luthiers et assimilés,
donnant alors l'impression d'un bateau qui part en avant, telle
l'arche de Noé voguant à travers les eaux du ciel et de la terre
ou telle La Nef des fous de Jérôme Bosch, mais ce dernier rapprochement
permet juste de rappeler que l'on prend souvent pour fou les rêveurs
qui voient parfois plus loin que les raisonneurs en tous genres…
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16h30 :
Au château le duo Dhûne,
harpe (Florian Genilleau) et percussion (Pierre Buisson), s'est
produit avec une joie non dissimulée qu'ils ont su transmettre aux
auditeurs qui remplissaient cette salle envoûtante et mystérieuse.
Par le biais de leur répertoire constitué de leurs propres compositions,
certaines des plus récentes, ils ont proposé à leur public un voyage
pour lequel ce dernier ne devait comme seul passeport que fermer
les yeux et inspirer trois fois. Ainsi il suffisait de se laisser
transporter par leur sonorité pour parcourir des étendues désertiques
infinies et des paysages de songes. En fin de concert, le percussionniste
a suggéré de prolonger ce moment en présentant à ceux qui le désiraient
les instruments qu'il utilisait, dont la diversité et l'origine
a pu étonner le public.
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20h30 :
Point final des activités nocturnes pour le festival,
un concert suivi d'un fest-noz organisé dans la salles des fêtes,
à La Vicomté. C'est le groupe Dremmwel, composé du luthier Marin
Lhopiteau à la harpe, de Daniel Cadiou à la guitare, de Dominique
Le Guichaoua à l'accordéon et au biniou, de René Marchand à la bombarde
et à la veuze, et de Eric Savina aux percussions et à la batterie,
qui s'est produit en première partie de soirée en accompagnant les
voix bretonnes de Louise Ebrel et de Ifig Flatrès. Le groupe a ensuite
initié le fest-noz, avant de laisser la place à une autre groupe,
les Chiens d'Noce, venus des environs de Rennes. Quatre membres
de l'équipe des Rencontres ont également fait danser l'assistance,
Bruno Georges (harpe et flûtes), membre du groupe Bardos, Corentin
Renault (flûtes et bombarde), habitué des bagadou en tous genres,
Tanguy Chauvet (clarinette), qui avec les deux précédents a permis
aux stagiaires de s'exercer pendant les ateliers danses des Rencontres
- ainsi les participants des ateliers n'étaient pas trop dépaysés-
, et Guillaume Ellia ou Salomon (harpe), l'un des professeurs du
stage. En tous cas, la harpe constitue bien le fil directeur entre
chacun des groupes qui ont joué pour le fest-noz, puisqu'elle était
sans cesse présente, montrant ainsi que la harpe peut faire danser
et ne doit pas rester figée dans le cliché d'une musique qui serait
simplement douce et endormante. Les stagiaires du festival ont eux-mêmes
participé à cette démonstration, puisqu'ils ont pu interpréter en
compagnie de deux de leurs professeurs, Myrdhin et Hoëla Barbedette,
les danses qu'ils avaient appris à jouer pendant le stage. Ils ont
également pu appliquer les leçons de danses bretonnes dispensées
par Mickaël Fauque lors des ateliers, et n'étaient d'ailleurs pas
les derniers à se joindre à la danse sous l'œil bienveillant de
celui-ci, lui aussi bien évidemment parmi les danseurs. Avant de
clore cet aperçu de la dernière soirée des Rencontres 2005, il faudrait
encore ajouter un mot sur le travail de l'ingénieur du son " Bubu
" (Bruno Lemasson) accompagné de Maël Chauvet, qui est l'une des
chevilles principales des Rencontres et que Hoëla Barbedette, lors
de sa prestation musicale de la veille, a salué comme le sixième
musicien de son groupe. D'ailleurs l'ensemble des musiciens a remercié
" Bubu " lors de leurs différentes interventions pour la qualité
de son travail et sa gentillesse…
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